ATEX : Atmosphères explosives dans les installations industrielles

ATEX : sélection d’équipements en atmosphères explosives pour l’industrie chimique, pharmaceutique et agroalimentaire | BOIXAC Guide technique › Réglementation industrielle ATEX : classification des zones, catégories d’équipements et marquage pour atmosphères explosives dans les installations industrielles Guide de référence technique sur les directives ATEX 2014/34/UE (équipements) et 1999/92/CE (sécurité des travailleurs) : zones ex, catégories d’équipements, groupes de gaz, classes de température et implications pour les fabricants et opérateurs d’installations industrielles présentant un risque d’explosion. BOIXAC Tech SLMis à jour : 2026Lecture : ~9 min Avertissement de sécurité et limitation de responsabilité — Lecture obligatoire Cette page a une finalité exclusivement informative et divulgative. La réglementation ATEX affecte directement la sécurité des personnes et des installations. Aucun contenu de ce guide ne constitue un conseil technique, d’ingénierie de sécurité ou juridique. La classification des zones, la sélection des équipements et l’élaboration du Document de Protection contre les Explosions (DPCE) requièrent l’intervention d’un professionnel technique qualifié. BOIXAC Tech SL n’assume aucune responsabilité découlant de l’utilisation de ces informations. Pour toute installation réelle, consultez un organisme notifié accrédité ou un ingénieur spécialisé en ATEX. Les atmosphères explosives représentent l’un des risques industriels aux conséquences potentielles les plus graves. Pour les fabricants et opérateurs d’installations dans des secteurs comme la chimie, le pharmaceutique, l’agroalimentaire, le pétrole et le gaz ou le traitement des déchets, comprendre le cadre ATEX n’est pas optionnel : c’est une exigence légale et une responsabilité incontournable. 1. Les deux directives ATEX : fabricants et opérateurs ATEX 2014/34/UE — Directive équipements (fabricants) S’applique aux fabricants d’équipements, systèmes de protection, dispositifs de contrôle et composants destinés à être utilisés dans des atmosphères potentiellement explosives. Établit les exigences de conception, fabrication, évaluation de conformité et marquage CE des équipements Ex. A remplacé la Directive 94/9/CE depuis le 20 avril 2016. ATEX 1999/92/CE — Directive lieux de travail (opérateurs) S’applique aux opérateurs d’installations où des atmosphères explosives peuvent se former. Établit l’obligation de classifier les zones ex, d’élaborer le Document de Protection contre les Explosions (DPCE), de sélectionner des équipements adaptés à chaque zone et de garantir la formation des travailleurs. Intersection avec la PED 2014/68/UE et la Directive Machines 2006/42/CE Lorsqu’un équipement sous pression est installé dans une zone ATEX, la PED (risque de pression), la Directive Machines et les directives ATEX (risque d’ignition) s’appliquent simultanément. En cas de doute, le principe de précaution exige d’appliquer l’exigence la plus restrictive. 2. Classification des zones : le point de départ Gaz / Vapeur / Brouillard (ATEX 1999/92)Zone 0Danger permanentAtmosphère explosive présente en permanence, pendant de longues périodes ou fréquemment. Requiert des équipements de Catégorie 1G. Gaz / Vapeur / Brouillard (ATEX 1999/92)Zone 1Danger occasionnelAtmosphère explosive pouvant se former occasionnellement en fonctionnement normal. Requiert des équipements de Catégorie 1G ou 2G. Gaz / Vapeur / Brouillard (ATEX 1999/92)Zone 2Danger peu probableAtmosphère explosive qui ne se forme pas normalement et, si elle se forme, c’est pendant une période très brève. Requiert des équipements de Catégorie 1G, 2G ou 3G. Poussières combustibles (ATEX 1999/92)Zone 20Danger permanentNuage de poussières combustibles présent en permanence ou fréquemment. Requiert des équipements de Catégorie 1D. Poussières combustibles (ATEX 1999/92)Zone 21Danger occasionnelNuage de poussières combustibles pouvant se former occasionnellement. Requiert des équipements de Catégorie 1D ou 2D. Poussières combustibles (ATEX 1999/92)Zone 22Danger peu probableNuage de poussières combustibles qui ne se forme pas normalement ou pendant une période brève. Requiert des équipements de Catégorie 1D, 2D ou 3D. Erreur critique fréquente — La classification des zones n’est pas optionnelle Une erreur courante dans les installations existantes est l’absence de classification formelle des zones ou sa mise à jour inadéquate lors de changements dans le processus de production. En cas d’accident, l’absence de classification et de DPCE à jour entraîne une responsabilité pénale et civile directe pour les responsables de l’installation. 3. Catégories d’équipements, groupes et classes de température Catégorie Groupe Zones admises Zone max. autorisée Principales applications industrielles Cat. 1G I / II Zone 0, 1, 2 Gaz/vapeur · Zone 0 Raffineries, usines chimiques, stockage de solvants. Niveau EPL Ga/Da — protection très élevée. Cat. 2G II Zone 1, 2 Gaz/vapeur · Zone 1 Usines chimiques et pharmaceutiques, zones de chargement/déchargement de liquides inflammables. Niveau EPL Gb/Db. Cat. 3G II Zone 2 Gaz/vapeur · Zone 2 Industrie agroalimentaire, zones périmétriques d’usines chimiques, entrepôts de produits inflammables. Niveau EPL Gc/Dc. Cat. 1D I / II Zone 20, 21, 22 Poussières · Zone 20 Installations de traitement de farine, sucre, poussières métalliques hautement combustibles. Niveau EPL Da. Cat. 2D II Zone 21, 22 Poussières · Zone 21 Industrie agroalimentaire (zones de pulvérisation), pharmaceutique, traitement de biomasse. Niveau EPL Db. Cat. 3D II Zone 22 Poussières · Zone 22 Zones périmétriques d’installations avec poussières combustibles, silos, entrepôts. Niveau EPL Dc. Groupes de gaz et sous-groupes : IIA, IIB, IIC Les équipements du Groupe II (surface) se subdivisent selon l’énergie minimale d’ignition du gaz ou vapeur présent : IIA (propane, butane — énergie minimale d’ignition élevée), IIB (éthylène — énergie intermédiaire) et IIC (hydrogène, acétylène — énergie minimale d’ignition très basse, risque maximum). Un équipement certifié IIB est apte aux gaz IIA et IIB, mais non pour IIC. La sélection incorrecte du sous-groupe est l’une des causes les plus fréquentes de non-conformité lors des audits ATEX. Classes de température de surface maximale (T1–T6) La température de surface maximale de l’équipement doit être inférieure à la température d’ignition du gaz ou vapeur présent. Les classes vont de T1 (450°C max.) à T6 (85°C max.). Par exemple, un équipement T3 (200°C max.) est apte aux gaz avec une température d’ignition supérieure à 200°C (acétone : 465°C ✓ / sulfure d’hydrogène : 270°C ✓ / éther diéthylique : 160°C ✗). 4. Le marquage ATEX : comment le lire ⟨Ex⟩ II 2G Ex d IIB T3 Gb ⟨Ex⟩Marquage ATEXIIGroupe équipement (surface)2GCatégorie / milieu gazEx dType de protection (boîtier antidéflagrant)IIBSous-groupe de gazT3Classe de température (200°C max)GbNiveau EPL Types de protection les plus courants : Ex d (boîtier antidéflagrant), Ex e (sécurité augmentée), Ex ia/ib (sécurité intrinsèque), Ex p (surpression interne), Ex n (équipements non générateurs d’étincelles, zone 2), Ex t (protection par enveloppe, poussières). Le … Lire la suite

Échangeurs de chaleur dans l’industrie de l’énergie

INDUSTRIE DE L’ENERGIE ECHANGEURS DE CHALEUR POUR L’OPTIMISATION DE L’ENERGIE Les échangeurs de chaleur sont un produit très important dans l’optimisation des processus de transformation d’énergie, qu’il s’agisse de centrales thermiques, de centrales nucléaires ou de centrales hydroélectriques, entre autres. Approfondissons les singularités de chacun de ces systèmes ci-dessous : 1. Dans les centrales thermiques, les échangeurs de chaleur sont utilisés pour transférer la chaleur générée par les combustibles fossiles tels que le charbon, le pétrole ou le gaz vers un fluide tel que l’eau surchauffée ou la vapeur. Ce fluide atteint des pressions élevées et entraîne une turbine qui génère de l’électricité. Lorsque le fluide entraîne la turbine, il se refroidit et nous le condensons à l’aide d’un nouvel échangeur de chaleur que nous appelons un condenseur. Une fois condensé, nous réutilisons le fluide pour le chauffer avec une combustion fossile et générer à nouveau de l’énergie. Dans les centrales thermiques, nous pourrions trouver des centrales de cogénération qui, en plus de produire de la chaleur, génèrent de l’électricité, ainsi que des centrales de trigénération qui, en plus de produire de la chaleur et de l’électricité, génèrent de l’énergie de réfrigération, ce qui implique une plus grande efficacité énergétique et durabilité. 2. Dans les centrales nucléaires, les échangeurs de chaleur sont indispensables pour contrôler la température du réacteur à l’aide d’un fluide de refroidissement. Le fluide caloporteur absorbe la chaleur et la transmet à un générateur de vapeur qui va convertir l’énergie en électricité. Ce liquide de refroidissement, une fois refroidi, reviendra au départ pour recommencer le processus. Au-delà de cet aspect de fonctionnement, les échangeurs de chaleur sont également utilisés en préventif dans les moteurs diesel dans le but de contrôler un éventuel arrêt électrique. Il existe de nombreux autres modèles de génération d’énergie, tous avec des singularités très particulières que nous analyserons dans d’autres articles. Au-delà des coups de pinceaux explicatifs que nous avons effectués, tous les projets nécessitent une analyse approfondie et une équipe professionnelle très expérimentée. Si vous avez des besoins, contactez-nous, nous sommes à votre disposition. Récuperation de chaleur pour l’industrie de l’énergie Économiseur industriel Unité de récupération de chaleur conçue pour économiser de l’argent en réutilisant la chaleur excédentaire des gaz d’extraction des chaudières, des turbines ou des moteurs à combustion, par exemple en cogénération. Échangeur à courants croisés Echangeur à courants croisés, généralement entre un courant de fumées ou de gaz d’extraction et un autre d’air, sans les mélanger. Avec des ouvertures pour un contrôle, un nettoyage et un entretien faciles. Échangeur de chaleur à vapeur Serpentin tubulaire pour convertir la vapeur saturée ou humide en vapeur sèche et surchauffée, généralement pour les turbines à vapeur qui produisent de l’électricité. Ils peuvent atteindre des températures allant jusqu’à 950°C.

Échangeurs de chaleur pour produire de la glace

ECHANGEURS DE CHALEUR POUR PRODUIRE DE LA GLACE Les échangeurs de chaleur pour produire de la glace sont un système de réfrigération différée qui permet de produire, accumuler et stocker de la glace pendant les périodes de faible demande énergétique, lorsque les coûts énergétiques sont souvent inférieurs. Ce système de réfrigération intelligent conserve cette source de froid pour pouvoir l’utiliser pendant les heures de forte demande énergétique, lorsque les coûts énergétiques sont souvent plus élevés. Cet échangeur de chaleur est particulièrement intéressant pour les industries qui nécessitent des systèmes de réfrigération avancés et dans les pays où les tarifs énergétiques peuvent fluctuer, par exemple, entre la consommation d’énergie diurne et nocturne. ACCUMULATEUR DE FROID, LA RÉFRIGÉRATION DIFFÉRÉE Au-delà de l’importante économie d’énergie opérationnelle des accumulateurs de glace, il convient également de mentionner le coût d’implantation raisonnable. Certains processus de production et de grands systèmes de conditionnement nécessitent des quantités importantes de froid. Traditionnellement, cela implique la nécessité d’installer des équipements de réfrigération haute puissance avec les coûts d’achat, énergétiques et de maintenance qui en découlent. En incorporant ces équipements comme source de réfrigération supplémentaire, nous permettons de dimensionner les refroidisseurs industriels, chillers, tours de réfrigération et dry coolers plus petits et, par conséquent, de réduire non seulement les dépenses énergétiques et de maintenance, mais aussi les coûts d’acquisition. Parmi les produits qui peuvent être particulièrement intéressants pour cette application, nous trouvons : 1. Échangeur de chaleur à plaques coussinées. 2. Échangeur de chaleur à tubes lisses. 3. Chemise froide. 4. Producteur de glace.

Conduction, convection et rayonnement

CONDUCTION, CONVECTION ET RAYONNEMENT LE TRANSFERT DE CHALEUR DANS LA NATURE Dans la nature, nous trouvons des exemples fascinants de transfert de chaleur par conduction, convection et rayonnement, trois mécanismes fondamentaux en thermodynamique. Par exemple, imaginons une matinée d’été à la plage. Tôt le matin, l’air reste calme car il y a un équilibre thermique entre la température de la masse d’air au-dessus de la mer et celle de la masse d’air au-dessus de la terre. À mesure que le Soleil chauffe la surface terrestre, la température de l’air au-dessus de la terre augmente plus rapidement que celle de l’air au-dessus de la mer. Cela crée un contraste thermique : l’air chaud au-dessus de la terre s’élève, tandis que l’air plus frais de la mer se déplace vers la terre pour prendre sa place. Ce mouvement des masses d’air est un exemple clair de convection thermique, le même principe qui permet aux montgolfières de s’élever. Plus le Soleil chauffe, plus cette différence thermique devient intense, augmentant ainsi la vitesse du vent marin. Cette ascension d’air chaud favorise la formation de petits cumulus et, si la différence thermique est suffisamment grande, des cumulonimbus peuvent apparaître, responsables des orages estivaux soudains. Contrairement au rayonnement, qui transmet l’énergie sans contact (comme les rayons du Soleil chauffant le sable), la convection dépend du mouvement des fluides, comme l’air ou l’eau. En revanche, la conduction thermique se produit lorsque deux objets à des températures différentes entrent en contact, par exemple, lorsque nous marchons pieds nus sur le sable chaud à midi et ressentons la chaleur se transmettre à nos pieds. Alors, la prochaine fois que vous serez à la plage et que vous sentirez le vent marin se lever à midi, pensez à BOIXAC, les spécialistes de l’échange thermique pour l’industrie.